Du jardin à la cuisine

Je vous présente mon nouveau partenaire, il s’agit de la pépinière Arom’antique

Installés à Parnans, dans la « Drome des collines », depuis 1993, nous produisons toutes sortes de plantes aromatiques bio, des plus communes aux plus rares, en godets, en pots et en graines.


 Notre pépinière se caractérise par 3 points :

– Une grande gamme de plantes, 450 variétés dont de nombreuses plantes aromatiques médiévales.

 – Des plantes pas forcées, cultivées en extérieur ou sous des serres non chauffées. 

 – Une culture biologique, qui nous permet de proposer des plantes saines et de respecter notre environnement.

Voici les plantes que j’ai reçu :

Rhubarbe commune

Nom latin : Rheum rhaponticum

La rhubarbe est une vigoureuse plante vivace qui pousse jusqu’à 2 m de haut, aux grandes feuilles nervurées, vert pâle face inférieure. Le pétiole vert rougeâtre, épais et charnu est la partie comestible de la plante. Au printemps, apparaissent des fleurs blanches au sommet d’une grande hampe florale. La plante disparaît l’hiver, mais c’est une des premières plantes à ressortir au printemps.

Origine :

Asie.

Famille :

Polygonaceae.

Caractéristiques culturales pour la rhubarbe :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Riche et  humide.

 Exposition : Soleil à mi-ombre.

 Rusticité / Climat : Zone : 5 ( – 28 C  – 23 C).

 Feuillage : Caduc.

 Taille : 1,50 m x 1,00 m

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Non.

Cultiver la rhubarbe :

On trouve la rhubarbe plutôt dans le nord, l’ouest et le centre de la France, mais elle peut être cultivée partout si on peut l’arroser copieusement. Cette plante exige un sol riche, profond et humide, mais pas trop lourd, une exposition mi-ombragée ou ensoleillée. Elle résiste très bien au froid et peut être cultivée en montagne à des altitudes élevées. Elle n’est pas bien adaptée au climat méditerranéen trop sec, chaud et venté.

La meilleure saison de plantation pour la rhubarbe est l’automne, mais vous pouvez aussi la planter au début du printemps en espaçant chaque pied de 1 mètre de distance. Cette plante apprécie les sols riches, je vous conseille d’apporter une bonne dose de fumier bien décomposé et de compost dans le trou de plantation, puis vous apporterez les années suivantes des engrais organiques. Il faudra prévoir des arrosages fréquents, pour limiter ceux-ci vous pouvez avoir recours à un paillis d’écorce ou de paille qui présente l’avantage de limiter l’apparition de mauvaises herbes, mais aussi de garder une certaine humidité au sol. Au printemps, taillez dès leur apparition, les hampes florales, qui vont épuiser inutilement la plante au détriment du feuillage. Attention aux limaces, aux escargots.

Seules les côtes de rhubarbe se consomment, les parties vertes des feuilles sont riches en acide oxalique et donc toxiques. La récolte s’échelonne d’avril jusqu’à l’automne. La première année, une seule récolte sera possible, mais dès la deuxième année on peut prélever des tiges jusqu’à 3 fois par an. On détache délicatement les tiges de l’extérieur qui sont les plus développées et on laisse les quelques feuilles du centre pousser. Les côtes de rhubarbe doivent être pelées avant l’utilisation, elles se conservent quelques jours au réfrigérateur. Pour les garder plus longtemps la rhubarbe peut se congeler, coupée en morceaux, enveloppée dans un sac plastique.

La rhubarbe en cuisine :

Son goût acide, avec une touche d’amertume s’apprécie avec des fruits comme le pamplemousse, l’orange ou les fraises. La rhubarbe sert à confectionner des tartes, de la confiture, de la marmelade, de la compote ou du coulis.

Les feuilles de rhubarbe laissées à macérer dans l’eau donnent un purin aux propriétés insecticides.

Vertus médicinales :

La rhubarbe de nos jardins est un excellent laxatif, elle est riche en fibres, contient du potassium, du calcium et des vitamines. C’est surtout la rhubarbe officinale ou la rhubarbe palmées qui sont utilisées en médecine. La racine de la rhubarbe palmée possède des vertus diurétiques, également laxatives, elle permet de traiter la jaunisse, la fièvre et elle purifie le foie. En Angleterre, on fabrique un vin tonique consommé pour ses vertus digestives et apéritives. Cette rhubarbe soigne les problèmes gastriques. Elle est déconseillée aux femmes enceintes et aux personnes souffrant d’arthrite.

Estragon du Mexique

Nom latin  : Tagetes lucida

L’estragon du Mexique possède un arôme et un goût très anisés. Cette plante aromatique est très appréciée avec les desserts, les poissons, les infusions et partout où l’on souhaite apporter une touche anisée.

Autres noms de l’estragon du Mexique :

Tagète anisée, oeillet anisé…

Origine :

Amérique du Sud.

Famille :

Asteraceae.

Caractéristiques culturales pour l’estragon du Mexique :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Drainant et fertile.

 Exposition : Soleil ou mi-ombre.

 Rusticité / Climat : Zone : 8 (- 11 C – 7 C)

 Feuillage : Semi-persistant.

 Taille : 0,70 m x 0,50 m

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Oui.

Jaune-orangé en été.

Cultiver l’estragon du Mexique :

A part en climat doux, l’estragon du Mexique doit être cultivé comme une plante annuelle ou en pot. Dans ce dernier cas, il faut employer un terreau riche et drainé et rentrer les pots l’hiver dans une pièce pas ou peu chauffée et lumineuse. Les arrosages devront être réguliers mais peu abondants, une quantité importante d’eau stagnante dans le sol peut entraîner un pourrissement des racines. Les escargots et les limaces apprécient les feuilles de cette plante.

les feuilles sont prélevées en fonction des besoins d’avril à octobre. L’hiver, les plantes rentrées en pots gardent leur feuillage mais il ne faut pas couper trop de feuillage. Les fleurs sont aussi comestibles et se récoltent de juin à octobre.

Des conseils pour protéger votre estragon du Mexique l’hiver

L’estragon du Mexique en cuisine :

En Amérique du Sud, l’estragon du Mexique s’utilise en infusion où ses propriétés médicinales sont appréciées, mais elle peut aussi remplacer l’estragon et accompagner les volailles, les salades, les poissons, les omelettes ou en desserts, avec les salades de fruits. On peut faire infuser les feuilles d’estragon du Mexique dans du lait pour préparer des flans ou des crèmes.

Propriétés médicinales :

Traditionnellement, l’estragon du Mexique est prescrit pour soigner les problèmes d’estomac, diminuer la pression artérielle.  

Sauge ananas dorée

Nom latin : Salvia elegans ‘Golden Delicious’

La sauge ananas dorée est une belle sauge à feuilles dorées, ovales, rugueuses qui dégagent un parfum d’ananas assez surprenant. Elle développe une floraison généreuse en automne, rouge écarlate. La sauge ananas dorée n’est pas très rustique, elle ne résiste pas au froid au delà de – 7°C environ.

Origine :

Cultivar découvert en 2001 issus d’un semis spontané dans une pépinière de l’Illinois aux Etats-Unis.

Famille :

Lamiaceae.

Caractéristiques culturales pour la sauge ananas dorée :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Riche et frais.

 Exposition : Soleil.

 Rusticité / Climat : Zone : 8 ( – 11 C  – 7 C).

 Feuillage : Caduc.

 Taille : 1,50 m x 1,50 m.

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Oui.

Rouge écarlate en automne, puis en hiver si la plante est rentrée.

Cultiver la sauge ananas dorée :

La sauge ananas dorée est peu rustique, il faut la planter dans des lieux abrités du froid, en plein soleil. Elle pousse bien en sols frais, riches, mais bien drainés. Elle craint les terres lourdes qui gardent l’humidité durant l’hiver.

La sauge ananas dorée est une plante gourmande qui va apprécier les apports de compost et d’engrais, elle demande aussi quelques arrosages.

La plantation intervient lorsque les derniers risques de gel sont écartés, en espaçant chaque plante de 60 cm. Dans les régions à hivers doux, elle peut rester dehors, il suffit de protéger les plants par une bonne couche de paille ou de feuilles. En région plus froide, je vous conseille plutôt de la cultiver en potpour pouvoir la rentrer l’hiver dans une véranda ou une pièce bien éclairée et pas trop chauffée. L’avantage de cette solution est que l’on profite de sa superbe floraison durant tout l’hiver.

Quelques conseils pour hiverner les plantes aromatiques sensibles au froid

Il ne faut pas tailler cette plante avant l’hiver, sinon elle risque de ne pas fleurir. Il faut couper les tiges florales qui ont passées en fin d’hiver.

Les feuilles sont récoltées au fur et à mesure des besoins pour être utilisées fraîches. Les fleurs se cueillent à l’automne et pendant tout l’hiver si vous rentrez la sauge. Conservez vos fleurs dans des bacs à glaçons, mais n’essayez pas de sécher de la sauge ananas, le résultat est décevant.

La sauge ananas dorée en cuisine :

Les feuilles dégagent un parfum d’ananas et peuvent donc s’employer avec des plats exotiques, pour accompagner le porc, le canard, le veau et les mélanges sucrés salés. Elles donnent de bonnes tisanes. Les fleurs sont comestibles et accompagnent des desserts, elles décorent des salades de fruits, des cocktails, des gâteaux et des sorbets.

Il ne faut pas négliger l’aspect esthétique de cette plante qui apporte aux jardins ses magnifiques fleurs à une période où peu de plantes sont fleuries.

Vertus médicinales :

On prête peu de vertus cette sauge, en tisane, elle est digestive.

En savoir plus :

La sauge ananas dorée a été primée à Courson à l’automne 2014.

Thym orange

Nom latin  : Thymus’Fragantissimus’

Le thym orange est un thym original, au port compact et aux feuilles très aromatiques, au parfum d’orange. Le thym orange s’utilise en infusion, avec les desserts ou pour parfumer de nombreuses préparations.

Caractéristiques botaniques :

Famille : Lamiaceae.

Caractéristiques culturales pour le thym orange :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Léger, drainé.

 Exposition : Soleil.

 Rusticité / Climat : Zone : 5 ( – 28 C  – 23 C).

 Feuillage : Persistant.

 Taille : 0,30 m x 0,30 m.

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Oui.

Blanche à rose au printemps.

Cultiver le thym orange :

Où planter le thym orange ?

Ce thym apprécie les terrains drainés, légers, de préférence calcaires. Il supporte des sols pauvres, caillouteux et très secs. Installez le thym orange dans un endroit où l’eau ne stagnera pas l’hiver : une rocaille ou le sommet d’une butte. S’il est cultivé en pot, il faut bien drainer le fond du pot avec des graviers et mélanger du sable grossier à votre terreau.

Pour profiter pleinement de son arôme, plantez le thym orange en exposition bien ensoleillée.

Cette plante aromatique supporte bien le froid, si elle est installé en terrain sec.

La plantation peut se pratiquer dès le mois de mars et jusqu’en automne. Les distances de plantation à respecter sont de 40 cm entre chaque plant.

Arrosage du thym orange :

Après la plantation, un arrosage sera nécessaire pour garantir la reprise, ensuite très peu d’arrosage, ce thym ayant des besoins très modérés.

Pour limiter la concurrence des adventices, il est intéressant de pailler avec des écorces, de la paille ou des fibres végétales. Sinon par des binages réguliers, il faudra maintenir le sol propre.

Le thym, conseils de taille :

Idéalement, le thym orange se taille deux fois par an, une première taille au mois de mars assez sévère, la deuxième, après la floraison, aura seulement pour but de rabattre les tiges florales fanées.

Récolter et conserver son thym :

La récolte s’effectue tout au long de l’année. On coupe au fur et à mesure des besoins, les feuilles destinées à être séchées sont récoltées au début de l’été, avant la floraison. Les fleurs sont cueillies en été.

Le séchage apparaît comme la meilleure technique de conservation. Ce dernier reste assez simple à réaliser. Il suffit de suspendre, dans un local aéré et sec, de petits bouquets de thym, que l’on effeuillera après le séchage.

Les feuilles séchées sont alors placées dans un récipient fermé hermétiquement, à l’abri de la lumière.

Le thym orange en cuisine :

Le parfum d’orange de ce thym est très apprécié avec les desserts ou en infusion, mais il aromatise aussi de nombreuses viandes, les farces, les marinades ou les pommes de terre.

Le thym orange accompagne les légumes comme la courgette ou l’aubergine. On l’ajoute à toutes les préparations à base de tomates, ainsi que dans les sauces au vin.

Vertus médicinales :

Le thym orange possède des propriétés médicinales proches du thym commun, son huile essentielle est riche en linalol. Son infusion permet de soigner les grippes, la bronchite ou le rhume, elle soulage les estomacs embarrassés, les foies fatigués. Elle est réputée fortifiante, tonique et légèrement purgative.

Une décoction de thym est désinfectante.

Un bain de thym est relaxant pour l’organisme et il active la circulation. Un bain de vapeur au thym nettoie le visage.

L’huile essentielle du thym: le thymol est antiseptique et bactéricide, elle permet de soigner les sciatiques et les rhumatismes.

Verveine d’Argentine

Nom latin : Aloysia polystachya

C’est une verveine peu connue, très parfumée qui permet de réaliser de délicieuses tisanes au goût d’agrume avec une touche mentholée. Comme la verveine odorante, elle est sensible au grand froid.

Ses feuilles sont lancéolées, pointues, vert tendre, verticillées par trois.

Caractéristiques botaniques :

Autres noms : Verveine menthe…

Origine : Argentine.

Famille : Verbenaceae.

Caractéristiques culturales pour la verveine d’Argentine :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Léger, drainé.

 Exposition : Soleil.

 Rusticité / Climat : Zone : 8 ( – 11 C  – 7 C).

 Feuillage : Caduc.

 Taille : 1,50 m x 1,20 m.

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Non.

Cultiver la verveine d’Argentine :

Où la planter ?

La verveine d’Argentine pousse en sols légers, bien drainés et de préférence alcalins. Au moment de la plantation, elle apprécie les apports en matières organiques, son développement s’en trouvera augmenté.

La verveine doit être plantée en situation bien ensoleillée, mais elle supporte une ombre légère.

Cette plante reste sensible au gel d’où la nécessité de la protéger en hiver. Elle résiste jusqu’à -10°, si elle est plantée en terrain sec, plus fragile en terrain lourd.

La verveine appréciant les sols enrichis, un apport de fumier bien décomposé en hiver sera le bienvenu. Le prochain apport fertilisant interviendra la deuxième année en incorporant au sol, au printemps, des poudres d’os, de corne ou du guano

La plantation sera réalisée dès que tout risque de gel est écarté, vers le mois d’avril. Le grand développement de la verveine va conditionner l’espacement qui sera au moins de 70 cm entre les plants.

Arroser la verveine d’Argentine :

La verveine exige des apports hydriques réguliers, un arrosage copieux après la plantation, puis ensuite en cours de culture, surtout la première année.

Cette plante reste sensible à la concurrence des adventices, un paillage permettra de limiter leur impact.

Comment tailler la verveine d’Argentine :

En début de culture, des pincements sur les extrémités herbacées permettront à la plante de se ramifier et d’offrir un port plus compact et ainsi une production de feuilles plus importante.

Protection contre le froid :

Pour protéger la verveine du gel, durant l’hiver, il faut recouvrir la base de la plante d’une bonne couche de paille ou de feuilles, sinon, plantez vos verveines en pots que vous rentrez dans une pièce non chauffée.

Des conseils pour hiverner la verveine

Récolte et conservation de la verveine d’Argentine :

Seul le feuillage présente un intérêt culinaire.

Pour une culture en extérieur, la récolte s’échelonne de mai à octobre, avec la possibilité d’allonger la période de récolte en cultivant des plants sous abri.

C’est en début d’été que la plante libère le plus d’arôme. Si le séchage est l’objectif recherché, c’est donc à cette période qu’il faudra cueillir les rameaux.

Les feuilles de verveine conservent bien leur arôme après le séchage. La technique reste la même que pour beaucoup de plantes aromatiques; en suspendant quelques rameaux la tête en bas. Ces derniers sont effeuillés quand ils sont secs et placés dans un récipient hermétique.

La verveine d’Argentine en cuisine :

Elle reste surtout employée pour confectionner des tisanes et pour parfumer diverses boissons, alcoolisées ou non. Mais la verveine s’utilise avec bonheur pour aromatiser les gâteaux, les glaces ou les salades de fruits.

Sa saveur particulière apporte une touche exotique aux plats de poissons, elle peut accompagner les viandes blanches et s’ajoute avec succès dans différentes salades.

Vertus médicinales :

L’infusion de verveine d’Argentine, très savoureuse, est réputée stimulante, tonique et digestive.

Toujours en infusion, la verveine soigne les nausées, la flatulence et les palpitations, soulage les crampes d’estomac.

La verveine excite le système nerveux. Une consommation excessive peut provoquer des douleurs à l’estomac.

Sarriette des montagnes

Nom latin : Satureja montana

La sarriette est un sous-arbrisseau vivace et persistant, à port buissonnant, qui atteint 40 à 50 cm de haut et de large.

Ses petites feuilles étroites, oblongues, coriaces et pointues dégagent un arôme fort et épicé, très appréciées en cuisine.

En été, apparaissent à l’aisselle des feuilles, de petites fleurs blanchâtres, ou roses-pâle qui attirent les abeilles.

Autres noms de la sarriette des montagnes :

Pèbre d’aï (poivre d’âne), savourée, sarriette vivace…

Origine :

Europe du sud.

Famille :

Lamiaceae.

Caractéristiques culturales pour la sarriette des montagnes :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Drainant.

 Exposition : Soleil.

 Rusticité / Climat : Zone : 6 ( – 22 C  – 17 C).

 Feuillage : Persistant.

 Taille : 0,40 m x 0,50 m.

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Oui.

Blanche en été.

Cultiver la sarriette des montagnes :

Planter de la sarriette :

C’est aux sols calcaires et légers que va sa préférence, mais la sarriette peut pousser dans tous types de sols, excepté les sols humides en hiver, qui provoquent un pourrissement du système racinaire.

Cette plante, typiquement méditerranéenne, se plait en exposition bien ensoleillée.

Cette sarriette pousse en montagne a des altitudes assez élevées, elle résiste très bien au gel.

La plantation de sarriette peut s’effectuer dès le mois de mars et jusqu’en automne. L’espacement requis sera de 40 cm entre les pieds.

L’arrosage de la sarriette :

Un bon arrosage après la plantation garantira la reprise, ensuite, si l’été n’est pas trop sec, les apports d’eau ne seront pas nécessaires car la plante résiste bien à la sécheresse.

Comment tailler la sarriette des montagnes :

La sarriette devra être rabattue chaque année au mois de mars, assez court pour stimuler la repousse de nouvelles tiges, puis une deuxième taille plus légère après la floraison.

Récolte et conservation de la sarriette des montagnes :

Les feuilles de sarriette vivace se récoltent toute l’année, les sommités fleuries, en été.

Le séchage convient bien à la sarriette qui conserve ainsi son arôme poivré. Les bouquets sont suspendus la tête en bas, dans un local aéré, sec, frais et à l’ombre. Quand le séchage est terminé, les tiges sont effeuillées et le produit de cette opération est stocké dans un récipient hermétique placé au frais. Avant l’utilisation, on hachera ces feuilles sèches, pour un usage plus facile.

La sarriette en cuisine :

L’utilisation traditionnelle de la sarriette reste l’accompagnement des légumes secs dont elle souligne le goût. Mais elle accompagne aussi les légumes d’été(courgettes, aubergines, tomates…) de nombreuses viandes : le porc, la volaille, le veau, les gibiers à poils, les ragoûts, les viandes grillées ou rôties.

On ajoute de la sarriette dans les sauces, et notamment la sauce tomate, les farces et les potages.

Elle est beaucoup utilisée pour cuisiner la truite, on la retrouve dans les marinades, ou encore pour aromatiser du vinaigre.

Son arôme compense le manque de sel, ainsi la sarriette est souvent prescrite aux personnes contraintes à manger sans sel.

Vertus médicinales :

Une infusion de fleurs de sarriette facilite la digestion après un repas copieux, élimine les flatulences et ouvre l’appétit.

L’infusion de feuilles permet de combattre les états grippaux et la toux, de soulager les crampes d’estomac. Elle est également faiblement purgative.

En décoction, les feuilles sont utilisées pour laver les plaies de la gorge et en bain de bouche.

Les feuilles fraîches, en application externe permettent de soulager la douleur occasionnée par les piqûres d’insectes.

Un peu d’histoire :

Le nom scientifique de la sarriette vient du latin satyrus, qui signifie satyre, dû à sa réputation d’aphrodisiaque. Ce qui lui valut, au Moyen Âge, d’être interdite dans les monastères, pourtant si riches en plantes aromatiques.

Herbe à curry

Nom latin  : Helichrysum italicum

L’herbe à curry est un sous-arbrisseau vivace, très odorant au parfum de curry. Cette plante aromatique se développe en touffes denses de 50 cm de haut. Ses feuilles sont étroites, persistantes, gris argenté et légèrement cotonneuses. De belles fleurs jaunes réunies en capitules apparaissent en été.

Autres noms de l’herbe à curry :

Immortelle d’Italie, hélichryse, curry plant…

Origine :

Europe du sud.

Famille :

Asteraceae.

Caractéristiques culturales pour l’herbe à curry :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Drainé.

 Exposition : Soleil.

 Rusticité / Climat : Zone : 6 (- 22 C  – 17 C)

 Feuillage : Persistant.

 Taille : 0,50 m x 0,50 m

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Oui.

Jaune en été.

Cultiver l’herbe à curry :

Très présente dans tout le bassin méditerranéen et sur les collines de l’arrière pays.

Cette plante aromatique se plante en terrains pauvres, légers et supporte même des sols argileux s’ils sont bien drainés par un sol caillouteux. L’herbe à curry se cultive en plein soleil. Elle résiste bien au gel, mais craint les terrains trop humides en hiver.

La plantation intervient du printemps à l’automne ; préférez l’automne si vous plantez votre herbe à curry dans un terrain aride, les pluies d’automne et d’hiver permettront à vos plantes de s’enraciner convenablement.

Espacez chaque pied de 50 cm. Inutile d’apporter des engrais ou amendements, elle est assez sobre et résiste très bien au sec. Si après quelques années vous constatez que vos plantes souffrent ou ne se développent pas très bien, vous pouvez apporter un peu de guano au printemps. Je préconise deux tailles, une première sévère au mois de mars et une deuxième plus légère après la floraison, fin août, début septembre. L’herbe à curry, grâce à son odeur particulière, éloigne de nombreux insectes et résiste très bien aux maladies.

En cuisine avec l’herbe à curry

Elle peut s’utiliser pour remplacer l’épice du même nom, c’est-à-dire avec le poulet ou d’autres volailles, avec le riz ou les poissons. Je vous conseille de l’ajouter en fin de cuisson, pour préserver tout l’arôme de la plante.

Mais on peut aussi l’ajouter fraîche aux salades.

Autres utilisations :

Au siècle dernier, les Provençaux utilisaient l’herbe à curry au moment de sa floraison pour fabriquer des couronnes mortuaires. 

Intéressante pour confectionner des bouquets secs, car elle se conserve très bien et garde sa couleur très longtemps. On peut aussi utiliser ses feuilles sèches conditionnées en petits sachets, disposés dans les placards, pour éloigner les insectes.

Au jardin, elle est souvent plantée pour son attrait esthétique, mais présente aussi un intérêt olfactif certains. En plein été, on sent une odeur de curry plusieurs mètres autour de la plante.

Vertus médicinales :

L’herbe à curry est intéressante pour soigner les problèmes respiratoires, on la préconise contre les gelures et les gerçures. C’est une plante qui permet d’améliorer la circulation sanguine.

Oseille commune

Nom latin : Rumex acetosa

L’oseille commune est une robuste plante vivace qui développe de grandes feuilles larges et oblongues. L’oseille fleurit en juin, ce sont de petites fleurs rougeâtres groupées en épis sur de robustes tiges érigées. L’oseille possède un petit goût acidulé très apprécié dans les salades, les omelettes, les soupes ou les quiches.

Autres noms de l’oseille commune :

Grande oseille, oseille des prés…

Origine :

Europe du Nord, Asie, Amérique du Nord.

Famille :

Polygonaceae.

Caractéristiques culturales pour l’oseille commune :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Humide.

 Exposition : Soleil à mi-ombre.

 Rusticité / Climat : Zone : 5 (- 28 C  – 23 C).

 Feuillage : Caduc.

 Taille : 0,60 m x 0,50 m

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Non.

Cultiver l’oseille commune :

L’oseille pousse dans des sols humides et riches, notamment les terrains renfermant du fer, à mi-ombre ou en plein soleil. Elle résiste très bien au gel.

La plantation d’oseille s’effectue au printemps, à partir du mois de mars ou à l’automne, en espaçant les plants à 40 cm d’intervalle. En sol pauvre, prévoyez un apport de matières organiques. L’oseille a des besoins en eau importants, aussi assurez des arrosages réguliers et abondants tout au long de la période de croissance. Pour favoriser le développement du feuillage, veillez à tailler les tiges florales dès leur apparition.

On prélève les feuilles selon les besoins, de préférence lorsqu’elles sont jeunes.

L’oseille s’utilise de préférence fraîche, pour conserver des feuilles d’oseille l’hiver, la meilleure solution reste la congélation. Enroulez les feuilles dans du film alimentaire, ou ciselez-les pour les congeler dans un bac à glaçons. N’essayez pas de faire sécher de l’oseille, le résultat obtenu est décevant.

L’oseille commune en cuisine :

Les jeunes feuilles étant moins acides, elles peuvent se consommer crues, en salade, ou accompagner des sandwiches. Leur goût est très apprécié dans les omelettes, les quiches ou tout autre plat à base d’œufs.

L’oseille peut également se cuisiner comme les épinards, mais il faut prendre soin de la faire cuire dans deux eaux successives, afin d’en diminuer l’acidité. Ainsi préparée, elle accompagne la soupe, le porc ou le veau ; coupées en cubes et enveloppées de feuilles d’oseille, les viandes un peu fermes retrouvent une texture plus tendre après la cuisson. Elle se marie parfaitement avec les poissons gras tels que la truite et bien sûr le saumon, le saumon à l’oseille ayant contribué à la renommée du restaurant Troisgros à Roanne.

Vertus médicinales :

En infusion, l’oseille possède des propriétés diurétiques, digestives et laxatives. En application externe, elle traiterait les infections buccales, les plaies et les furoncles.

Sa richesse en éléments minéraux (notamment fer et potassium) et en vitamines A, B1 et C en fait un aliment très intéressant. Mais en raison de sa teneur en acide oxalique, cette plante demeure déconseillée aux personnes souffrant de calculs rénaux, de goutte, d’asthme ou d’hyperactivité gastrique.

Coriandre vietnamienne

Nom latin : Persicaria odorata

La coriandre vietnamienne est une herbacée vivace plutôt rampante qui développe un très joli feuillage lancéolé marqué d’une tache sombre en V au milieu des feuilles. L’arôme si particulier de cette espèce qui se rapproche de la coriandre commune avec une touche poivrée et un peu citronnée est très apprécié dans la cuisine asiatique.

Autres noms de la coriandre vietnamienne :

Rau-ram, persicaire odorante, basilic chinois……

Origine :

Asie.

Famille :

Polygonaceae.

Caractéristiques culturales pour la coriandre vietnamienne :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Frais.

 Exposition : Soleil ou mi-ombre.

 Rusticité / Climat : Zone : 7 (- 16 C – 12 C)

 Feuillage : Semi-persistant.

 Taille : 0,70 m x 0,70 m

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Non.

Cultiver la coriandre vietnamienne :

La coriandre vietnamienne pousse en sols riches et surtout humides, en exposition ensoleillée ou à mi ombre. 

Elle résiste assez bien au froid, jusqu’à – 12°C environ.

La plantation a lieu à partir du mois d’avril, en espaçant chaque plante de 50 cm. Au moment de la plantation, il est conseillé de réaliser d’apporter des matières organiques (compost, fumier, terreau…). L’élément indispensable pour cultiver cette plante, reste l’arrosage, il faut planter dans un sol humide ou pouvoir arroser de temps en temps. Taillez régulièrement vos plants de coriandre pour leur permettre de s’étoffer.

La coriandre vietnamienne en cuisine :

C’est une plante très populaire dans la cuisine traditionnelle asiatique. Elle accompagne de nombreuses préparations, les soupes chinoises, les nems ou les rouleaux de printemps. Elle aromatise avec bonheur le canard, le porc ou les fruits de mer. Elle est traditionnellement employée en Asie pour parfumer les oeufs couvés.

Ses propriétés médicinales :

Elle n’est presque pas employée pour ses vertus médicinales, même si elle aurait des vertus digestives.

Menthe chinoise

Nom latin : Mentha haplocalyx

La menthe chinoise est une menthe originaire de Chine au parfum proche de la menthe verte, idéale pour parfumer les plats asiatiques, les nems, les salades, les crudités.

Origine :

Chine.

Famille :

Lamiaceae.

Caractéristiques culturales pour la menthe chinoise :

 Terrain : pH : indifférent – Sol : Frais.

 Exposition : Soleil ou mi-ombre.

 Rusticité / Climat : Zone : 6 (-22 C  – 17 C).

 Feuillage : Caduc.

 Taille : 0,40 m x 0,50 m

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Non.

Cultiver la menthe chinoise :

De culture très facile, la menthe convient parfaitement au jardinier débutant, mais pour conserver de belles menthes vous pouvez suivre ces quelques conseils :

La plantation :

La menthe chinoise s’installe dans un sol frais, assez riche et bien travaillé, en espaçant chaque plant d’au moins 40 cm. En terrains secs et pauvres, plantez vos menthes en début d’automne, de septembre à octobre, cette période est préférable au printemps car les plantes profitent de l’automne, puis de l’hiver pour développer leur système racinaire et sont ainsi plus résistante à la sécheresse de l’été. En région plus froide et plus arrosée, la plantation peut s’effectuer au printemps (de mars à juin) ou en automne (en septembre et en octobre).

En sols un peu pauvres, il est conseiller d’incorporer à la plantation un amendement organique, soit un peu de fumier, des engrais naturels (guano, corne torréfiée, sang desséché) ou du compost, cet apport sera ensuite à renouveler si la menthe donne des signes de faiblesse (pousse plus lente, feuilles d’un vert plus clair ou touffes moins denses…). L’exposition idéale pour la menthe chinoise reste la mi-ombre, mais elle peut pousser en plein soleil.

L’arrosage de la menthe Chinoise :

C’est un élément important pour la culture des menthes, elles demandent des arrosages réguliers, surtout si elles sont plantées en plein soleil. Il faut arroser régulièrement, de préférence le soir, un arrosage goutte à goutte convient parfaitement.

Limiter la propagation de la menthe Chinoise :

La croissance rapide de cette plante aromatique peut poser problème. La première solution, consiste à planter les menthes dans de gros contenants, l’avantage de cette technique est évident, elles restent cantonnées dans un espace défini, de plus elles ne se mélangent pas entre elles, ce qui n’est pas négligeable quand on possède plusieurs espèces. La contrainte est liée à l’arrosage, car il faudra apporter plus d’eau que si elles sont plantées en pleine terre. Une solution intermédiaire existe entre la pleine terre et la culture en pots, il suffit de mettre ses menthes dans des gros pots, puis de les planter directement en terre, en veillant à ce que le bord du pot soit légèrement au dessus du niveau du sol, pour éviter que les racines ne débordent du pot.

D’autres techniques permettent de limiter la propagation de ces plantes, il suffit de les canaliser en plantant autour d’elles des briques ou des tuiles romaines, ce peut être également une bonne idée pour vous aider à structurer votre jardin en délimitant plusieurs carrés ou autres formes géométriques, dans lesquelles vous planterez vos menthes. Inutile d’enfoncer ces séparations très profondément, 30 cm suffisent, l’enracinement des menthes est assez superficiel.

Taille de la menthe Chinoise :

La taille de cette plante aromatique devra être pratiquée de façon régulière, assez court, plusieurs fois dans l’année, pour favoriser la croissance de nouvelles pousses. Vous constaterez que l’arôme de ces jeunes pousses est plus agréable que celui des vieilles tiges. Taillez court également en fin de végétation, au mois de novembre, pensez alors à matérialiser leur emplacement avec un bâton afin d’éviter qu’elles ne soient malencontreusement bêchées avant leur réapparition au printemps. 

La menthe Chinoise en pot :

Un petit pot de menthe sur le rebord d’une fenêtre ou sur le balcon, c’est facile et bien pratique, alors suivez ces quelques conseils pour réussir parfaitement votre culture :

Empotez votre menthe Chinoise dans un terreau assez riche, au besoin ajoutez un peu de compost, ou du fumier bien décomposé. Effectuer des rempotages réguliers, en moyenne tous les six mois dans des pots légèrement plus grands que les précédents. Cela permet d’apporter un peu de nouveau terreau qui va nourrir la menthe.

Des conseils pour la culture en pots des plantes aromatiques

La menthe chinoise en cuisine :

C’est la menthe idéale pour accompagner tous les plats asiatiques, les nems, les salades vietnamienne, mais aussi le taboulé ou toutes sortes de boissons (les sirops, des jus de fruits, les liqueurs, les apéritifs, ou les cocktails).

Une recette avec de la menthe chinoise :

Sauce à la menthe

Ingrédients :

3 cuillérées à soupe de vinaigre.

3 cuillérées à soupe d’eau.

1 cuillérée à soupe de sucre.

1 petit bouquet de menthe chinoise.

Préparation :

Faîtes chauffer l’eau, le vinaigre et le sucre jusqu’à ébullition. Ajoutez la menthe et laissez frissonner 30 secondes. Laissez ensuite refroidir.

Petit conseil :

Vous pouvez utiliser cette sauce à la menthe pour accompagner différents poissons, les volailles, les crudités, l’agneau et toutes les viandes blanches. En Angleterre cette sauce accompagne traditionnellement le mouton rôti.

Vertus médicinales :

Outre ses propriétés culinaires, la menthe possède de nombreuses vertus: en infusion, elle est tonique, apéritive, elle facilite la digestion.

Une partie de ces plantes vont rejoindre mon petit jardin, et pour les autres je vais attendre le printemps prochain pour les mettre car dans ma petite Bourgogne, l’hiver peut être bien froid, je vais donc leur faire de belles petites jardinières comme ça je pourrais les rentrer à la maison.

De bonnes petites recettes vont pouvoir être faites aussi 

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Un très grand merci à Mr Laurent Bourgeois !!



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